Retour sur la manifestation du 7 mars, à Privas

La journée internationale des droits des femmes a lieu le 8 mars de chaque année, en 2026 : un dimanche. Pour permettre à toustes d’être présent.e.s, les renouées ont préféré proposer une manifestation samedi 7 mars dès 10h qui a duré jusqu’à plus de midi.

L’association, qui va fêter ses 4 ans cette année, propose à ses membres soutien et échanges entre femmes, personnes transgenres, intersexes et non binaires. Elle propose également des actions publiques dans le but de sensibiliser aux luttes féministes, notamment lors de dates clés comme le 25 novembre (journée de lutte contre les violences faites aux femmes) ou le 8 mars.

La manifestation s’est déroulée en plusieurs temps, alternant entre chants, prises de paroles et déambulation autour de Privas. Fait marquant cette année, le collectif féministe du 8 mars d’Aubenas est venu participer à la manifestation, ainsi que la chorale militante « La Quincaille » d’Aubenas. Les liens militants entre Centre et Sud Ardèche se renforcent.

Les chorales de la castagne (Privas) et de la quincaille (Aubenas) ont inauguré l’évènement, permettant à toustes de trouver le lieu de départ du cortège, et pour les premières arrivées, de ressentir la nécessité des luttes féministes et sociales. Quelques textes sont lus ensuite, même l’intellect cède à l’émotion. Mourir pour avoir été vivant.e : l’horreur.

Le cortège a ensuite pris le route derrière le tracteur de tête, décoré pour l’occasion, remontant la rue de la préfecture et descendant vers le tribunal judiciaire de Privas. Les personnes présentes semblent heureuses de se retrouver. Là, ce sont d’autres prises de paroles et encore d’autres chants. La lutte féministe est pour toustes, antifasciste, anti-raciste et solidaire avec les peuples opprimés ou victimes de génocide : la Palestine entre autres1. Sur les visages, au gré des textes et chants, des larmes et des sourires.

Por ende, el feminismo será antifascista o no será
Par conséquent, le féminisme sera antifasciste ou ne sera pas.

Hilaria, Irené

Sourires qu’on retrouvera pendant les moments de déambulation, accompagnés de cris de joie, de slogans : le cortège est joyeux il fait bon s’y trouver. Destination : l’église Saint Thomas. Les passant.e.s regardent les centaines de personnes défiler dans la bonne humeur et dans les fumigènes violets (couleurs de la lutte féministe). Sur les marches de l’église, des personnes trans, non binaires, homosexuelles, … chantent ou prennent la parole. Tout un symbole.

La grande majorité des auteurs de violences sexuelles mettent en place, à leur échelle bien évidemment, es mêmes systèmes que ceux créés par Weinstein

Une culture du viol à la française, Valérie Rey-robert

Ensuite, direction place du jeu de ballon, jour de marché oblige, la fontaine est entourée de forain.e.s. Les slogans et chants du cortège se font plus vigoureux à l’approche du grand café du champs de mars et de ses client.e.s qui regardent toustes curieux.ses le cortège tracté par ce tracteur qui rappelle à la fois que les femmes ne sont pas responsables de violences qu’elles subissent, et que 50% des féminicides ont lieu en milieu rural.

Le final se tient donc sur l’entrée du parking du jeu de ballon, les derniers chants et les derniers textes sont lus, des biscuits et de la tisane sont offerts aux manifestant.e.s. La manifestation se termine doucement mais la lutte elle, continue.

  1. Un rassemblement a lieu chaque vendredi sur la place Amédée Imbert (le rond point des RD2 et RD104) fin d’après-midi depuis le début des bombardements en 2023 ↩︎